MT400 - Mathilde GUERIN

Synthèse de nanoparticules hybrides d’hydroxyapatites fonctionnalisées par des peptides pour le traitement de  plaies complexes à fort risque infectieux.

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Synthèse de nanoparticules hybrides d’hydroxyapatites fonctionnalisées par des peptides pour le traitement de 
plaies complexes à fort risque infectieux.

Mots clés : Résistance bactérienne, biocompatibilité, particules hybrides

MT400 :
Nous sommes à l’ère de la création de l’Univers. Toute la Terre est occupée par les Bactérius. Toute ? Non ! Car un village nommé Bodyx, peuplé d’irréductibles Cellulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires Bactérius depuis l’invention des antibiotix en 1928 par le druide « Alexander Flemix ». Depuis cette invention, les Cellulois vaquaient sereinement à leurs occupations en créant parfois une brèche, similaire à une plaie, dans les remparts du village. Les Cellulois étaient loin de se douter que les Bactérius avaient élaboré une stratégie d’attaque, leurs permettant de s’infiltrer dans la plaie afin de conquérir Bodyx sans être inquiété par les antibiotix. C’est la résistance bactérienne.

Après le premier assaut des Bactérius, les Cellulois démunis face aux dégâts créés, coururent vers la maison de leur druide Laborantix pour lui demander de l’aide. Celui-ci s’enferma dans son laboratoire et décida d’en sortir qu’une fois la solution trouvée.

En voyant les Cellulois paniqués et près à expulser tous les envahisseurs essayant de pénétrer dans le village, il décida de camoufler sa solution. « Quoi de mieux que l’hydroxyapatite utilisée abondamment dans le village pour créer les os. De cette façon, le médicament ne ressemblera pas à un corps étranger et ne sera pas rejeté ». Ravi de son idée biocompatible, il se mit au travail avec une « Idéfix », accrocher le médicament à de l’os. Mais comment s’y prendre ? Il regarda la structure de l’os, la structure de son médicament... Comment les relier ? Il devait vite trouver une solution avant que les Cellulois ne s’épuisent et finissent par perdre le combat contre les Bactérius. Les conséquences seraient désastreuses pour tout le village.

Pour l’aider à réfléchir, il se mit à faire les cents pas dans sa hutte. Quand soudain... il fit tomber son trousseau de clé. Des clés, une serrure... Mais la voilà l’idée ! Il faut créer au bout du médicament une accroche capable de rentrer dans l’os comme une clé dans une serrure. Il s’empressa de mesurer la largeur, la profondeur du trou présent dans la structure de l’os pour créer à la perfection la bonne clé et accrocher le médicament.
Une fois sa magie opérée, il lança avec l’aide des catapultes toutes ces particules hybrides d’os directement au niveau de la brèche où s’infiltre les Bactérius et il attendit... Les habitants ne semblaient pas rejeter ces particules et les médicaments une fois libérés faisaient fuir les Bactérius. Mission accomplie ! Les habitants du village peuvent désormais célébrer autour d’un magnifique banquet la victoire et commencer le travail de cicatrisation de la plaie.

Mathilde GUERIN, Gilles SUBRA, Christophe DROUET
Institut des Biomolécules Max Mousseron, Faculté de pharmacie, Montpellier
mathilde.guerin@enscm.fr

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Mise à jour le 2 novembre 2020